Mise en ligne le 28-04-2016

La COP21 se tiendra du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, au nord de Paris. Les négociations internationales sur le climat s’avèrent difficiles. Un seul point fait cependant consensus : il faut limiter à 2°C la hausse de la température globale d’ici 2100.

Cette limite a été fixée à Copenhague en 2009 et résulte des recommandations du GIEC. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la terre se réchauffe, vraisemblablement en raison des activités humaines. En s’accumulant dans l’atmosphère, certains gaz comme le dioxyde de carbone, intensifient l’effet de serre. Les conséquences, nous les observons déjà aujourd’hui alors que les températures ont augmenté de 0,8°C depuis la fin du 19è siècle. Dépasser le seuil des 2°C d’ici 2100, toujours selon les mêmes experts, pourrait engendrer de dramatiques conséquences irréversibles.

UNE QUESTION DE SURVIE ?

Le niveau des mers est le premier concerné. Sur tous les continents, les glaciers reculent et disparaissent et la banquise arctique a vu sa superficie fondre d’environ 30% depuis les années 80. Les océans sont déjà montés de 20 cm en un siècle. Le pire scénario envisage une élévation d’un mètre d’ici 2100. Autres conséquences, l’augmentation des précipitations dans les régions du nord et au contraire un accroissement de la sécheresse dans les régions arides.

Tous ces changements vont profondément bouleverser l’équilibre planétaire et notre manière de vivre, souvent basée sur l’eau et le climat. On pense en premier lieu à la production agricole, mais c’est aussi le cas de l’industrie et de la production énergétique, comme par exemple, les centrales électriques, qui sont refroidies par les fleuves. Enfin, c’est notre vie même qui est incertaine. L’un des effets les plus méconnus et inquiétant du changement climatique est ainsi l’acidification des océans.

LE RÔLE CLÉ DES PROFESSIONNELS DU BÂTIMENT

2°C, ça parait peu, mais pour atteindre cet objectif, il faut, selon les experts climatiques du GIEC, que les émissions mondiales de gaz à effet de serre soient réduites de 40 % à 70 % d’ici à 2050 et que la neutralité carbone (zéro émission) soit atteinte au plus tard à la fin du siècle. Il faut agir sur la plupart des activités humaines : transports, industries, agriculture…

Le secteur du bâtiment peut lui aussi contribuer à limiter le réchauffement climatique. Dans le monde, il représente 6% des émissions de gaz à effet de serre. En France, la part monte à 23,5 % (calculs DGEC à partir de données Citepa et Base Carbone). La solution : rénover le parc existant et construire de nouveaux bâtiments économes en énergie. Mais en rénovation comme en construction, la recherche de la performance énergétique ne s’improvise pas. Les bâtiments doivent être mieux isolés, plus étanches à l’air, mais il ne faut pas oublier qu’ils sont un abri pour des habitants qui ont besoin d’une qualité de l’air optimale et de confort.

Architectes, bureaux d’études, artisans, chaque professionnel doit adapter sa manière de travailler et mettre à jour ses connaissances. Seule cette compréhension du fonctionnement global d’un bâtiment permettra d’éviter des désastres futurs

NOS PARTENAIRES