Le BTP de plus en plus souvent confronté aux maladies professionnelles liées à l’amiante

Mise en ligne le 16-07-2019

Plus de 20 ans après son interdiction définitive et malgré une réglementation toujours plus exigeante et importante, l’amiante continue de causer de graves problèmes de santé, notamment chez les salariés du BTP qui comptent parmi les professions les plus exposées.
40 ans ! C’est le temps moyen que met à se déclarer un mésothéliome après une période d’exposition à l’amiante. Touchant la plèvre, le mésothéliome est considéré comme le cancer de l’amiante. Le Programme national de surveillance du mésothéliome pleural vient de publier un bilan portant sur la période 1998-2018 duquel il ressort que le nombre de cas est désormais en baisse avec 1 736 déclarations de cas entre 2008 et 2012 pour « seulement » 1 608 cas de 2013 à 2017.
Néanmoins, la proportion des salariés du BTP ne cesse d’augmenter pour atteindre désormais 50% des cas en 2016.

Les métiers les plus touchés sont les tuyauteurs industriels, les plombiers, les chauffagistes, les chaudronniers ou encore les tôliers industriels
Mais cette augmentation témoigne d’un changement plus profond : les malades ne sont plus désormais des personnes qui ont utilisé des matériaux ou produits amiantés, mais bien des salariés qui ont été exposés à de l’amiante présent dans les bâtiments et constructions. La part de personnes ayant été exposées après 1997, date d’interdiction d’utilisation de l’amiante, ne cesse d’ailleurs d’augmenter. C’est pourquoi, la formation et la prévention doivent être renforcées et les moyens de protection des salariés du BTP doivent également être améliorés. La réalisation des diagnostics immobiliers (état d’amiante, DTA, DAPP, repérages avant travaux ou avant démolition) doit ainsi contribuer à mieux connaitre les dangers et à sensibiliser les acteurs du BTP à la nécessité de prévenir tous les risques d’exposition à l’amiante.

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