Mise en ligne le 28-12-2018

Véritable fil conducteur du 2e semestre 2018, au même titre que la loi ELAN, la prochaine entrée en vigueur du futur régime de certification des diagnostiqueurs inquiète toujours autant les acteurs du secteur. Mais le ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales se veut rassurant… et pédagogue.

Des doutes à lever

Si le futur guide d’application devrait apporter des clarifications sur les modalités de fonctionnement du futur régime de certification, les diagnostiqueurs sont encore nombreux à craindre une recertification qu’ils assimilent à une sanction et qui menace la pérennité de leur activité. Si l’allongement de la durée de validité les satisfait, les obligations de formation continue suscitent également des interrogations quant aux coûts financiers de la procédure. Depuis la fin de l’année 2016, plusieurs questions parlementaires ont porté sur cette réforme et sur les inquiétudes des diagnostiqueurs immobiliers. Le ministre de la Cohésion des territoires vient enfin d’y répondre.

Un ministère avec des objectifs, mais aussi conscient des enjeux économiques

Rappelant, à juste titre, que les exigences de compétences sont un élément déterminant de la mission de prévention et d’information des diagnostiqueurs immobiliers, le ministère justifie la nécessité d’un contrôle, à intervalles réguliers, de leur qualification. Il en va de la crédibilité des diagnostics si souvent décriés pour leur manque de fiabilité, mais aussi de la sécurité et de la santé des occupants des biens immobiliers. Selon le ministère, la réforme s’inscrit parfaitement dans cette volonté de faire monter en compétences les diagnostiqueurs grâce à des formations plus soutenues, tout en prenant en compte les contraintes économiques, avec une certification unique pour les six domaines (DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, termites) et un allongement du cycle qui apporte une certaine sécurité aux diagnostiqueurs. Cette simplification sera accompagnée par l’obligation, pour les organismes de formation des diagnostiqueurs immobiliers, d’être eux-mêmes certifiés afin d’améliorer le dispositif. Enfin, au-delà de la mise à niveau réglementaire et technique l’expérience sera valorisée lors de la recertification apportant ainsi une garantie aux diagnostiqueurs les plus consciencieux.

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