Vers un abaissement de la performance des rénovations énergétiques ?

Mise en ligne le 16-04-2021

Le travail parlementaire entourant l’examen du projet de loi Climat et résilience a relancé le débat sur la caractérisation d’une rénovation énergétique performante en provoquant la colère de plusieurs associations et de l’Ademe.

La lutte contre les passoires énergétiques est une des priorités de la politique gouvernementale en matière d’atteinte des objectifs de neutralité carbone fixés à l’échelle européenne et internationale.

Si l’amélioration de la performance énergétique de ces logements énergivores est essentielle, elle ne doit cependant pas se limiter à une simple sortie du statut de passoires thermiques mais bien à une volonté d’atteindre un niveau hautement qualitatif, si ce n’est l’excellence.

Pourtant, alors que l’urgence environnementale se fait plus pressante chaque jour, l’un des rapporteurs du projet de loi Climat et résilience à l’Assemblée nationale propose de revoir à la baisse la définition de rénovation énergétique performante, notion qui permet de calculer le niveau des aides publiques.

Si l’on comprend bien l’intention de renforcer l’attractivité de la mise en œuvre de travaux de rénovation énergétique auprès des propriétaires, on peut s’interroger sur le moyen retenu, à savoir celui d’une réduction des ambitions.

Concrètement, il est proposé de ne plus conditionner la notion de rénovation énergétique performante à l’atteinte de la classe A ou B du DPE qui correspond aux exigences du BBC rénovation, mais d’y inclure également la classe C sous réserve d’un saut de 2 classes.

L’Ademe juge ce principe insuffisant dans l’optique d’atteindre les objectifs de réduction de la consommation et des émissions de gaz à effet de serre du parc immobilier. Et plusieurs associations évoquent un gaspillage des fonds publics destinés au financement de travaux de rénovation énergétique peu performants.

RETOUR AUX ACTUALITES

nos partenaires