Vers une fiabilisation du DPE !

Mise en ligne le 16-01-2019

Dans la perspective de son opposabilité, le DPE doit inévitablement se réinventer pour gagner en fiabilité et reconquérir la confiance de tous !

Opposabilité et fiabilité : deux impératifs pour une même ambition

En instaurant l’opposabilité du DPE au 1er janvier 2021, l’article 179 de la loi ELAN oblige les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires à accélérer la refonte de ce diagnostic si souvent pointé du doigt pour ses imprécisions. Si les recommandations du diagnostiqueur immobilier seront exclues de l’opposabilité, les étiquettes Climat et surtout Énergie devront être fiables ce qui impliquent une amélioration des méthodes de calcul et éventuellement une simplification du nombre de classes énergétiques. C’est en tout cas les pistes les plus fréquemment évoquées pour la refonte du DPE.

Une consultation des acteurs

La DHUP (Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages) et le Plan Bâtiment Durable ont donc décidé de lancer une consultation ouverte à tous les acteurs et invitent tout particulièrement les diagnostiqueurs immobiliers à exprimer leur avis. Plusieurs thématiques sont ainsi abordées dont la question des méthodes de calcul et des logiciels, mais aussi le modèle du rapport et des étiquettes et la formation. L’appel à contributions pour la réforme du DPE est ouvert jusqu’au 1er février 2019. S’en suivra une phase de restitution qui permettra de cerner les contours de la future réforme.

L’UFC Que Choisir, association à l’origine de nombreuses enquêtes sur le DPE, a d’ores et déjà fait part de son intention de vérifier la fiabilité des futurs Diagnostics de performance énergétique. Elle n’a pas manqué de rappeler qu’elle appelait de ses vœux cette réforme depuis de nombreuses années mais reste toutefois vigilante en avançant que cette fiabilisation ne pourra se faire « sans une refonte profonde de la formation » des diagnostiqueurs immobiliers.

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